Ici, l’authenticité et la simplicité font partie de cette vie à l’alpage où l’on fabrique encore le fromage.
Il appartient à un consortium, composé de 96
parts d’herbes et il faut remonter aux années
1800 pour retrouver l’origine de ce consortage.
La location comprend l’alpage, l’écurie
et le chalet (fromagerie). Il fut transformé et rénové
en 1995.
Chaque consort versa la somme de Frs 500.— pour le financement
des travaux.
Jean-Marc et Claudine Gabioud, ainsi que leurs enfants, s’occupent
de cet alpage.
Jean-Marc est là depuis trente-cinq ans. Il a débuté
à l’âge de 17 ans.
Durant quatre ans, il fut aide-berger pour le consortage et,
ensuite, il reprit l’alpage en location pour son bétail.
On se lève à 5 heures et on rentre les vaches
pour la traite.
Puis on commence la fabrication du fromage avec le lait. La
traite du soir est mélangée avec celle du matin.
Jean-Marc a 35 vaches de race canadienne qui produisent une
quantité de lait qui lui permet de fabriquer une douzaine
de pièces (5 kg chacune) de fromages par jour durant
le mois de juillet.
A la mi-août, il ne produit plus que 6 pièces
par jour.
Cela s’explique: les vaches sont généralement
pleines et plus elles vont vers le terme, moins elles produisent
de lait.
Sa production est d’environ 700 pièces par été.
Jean-Marc les vend à des particuliers, sans passer
par un distributeur.
Ce fromage exige un travail quotidien. Il faut laver, brosser
et tourner les pièces sur les tablettes entreposées
dans la fruitière.
A Emaney, le lait est chauffé dans un chaudron en cuivre
sur un feu de bois de vernes coupés aux alentours de
l’alpage pour maintenir l’entretien des lieux.
L’électricité est produite avec une petite
turbine au fil de l’eau située dans le chalet.
Quoi de plus authentique!
En plus des 35 vaches, il y a une trentaine de génisses,
quelques chèvres, des cochons et un taureau.
N’oubliez pas de vous arrêter à
l’alpage pour goûter le beurre ou encore le sérac.
Vous prendrez ainsi des forces pour continuer votre chemin
en direction du col de Fénestral.