Peu de temps après avoir quitté le Refuge de
la Vogealle, le lac du même nom se laisse découvrir
devant l’imposante muraille des Dents Blanches. Cette
chaîne de montagnes doit son nom à son aspect
très clair dû à la présence de
calcaire urgoniens (Crétacé inférieur).
Revenons au Lac de Vogealle au régime hydrologique
très varié.
L’écoulement de ses eaux s’effectue dans
deux directions opposées en période de hautes
eaux. A la fonte des neiges, les eaux s’évacuent
d’une part vers le sud-est, par le déversoir
alimentant le torrent de la Vogealle et, d’autre part,
par une perte vers le nord-ouest en bordure du lac.
Durant l’été, l’alimentation en
eaux diminue ainsi que le niveau du lac qui s’abaisse
sous le seuil de son déversoir.
L’écoulement devient alors souterrain et ses
eaux ressortent dans la vallée du Giffre au-dessous
du hameau de Nambride, après un trajet de 6 km de long
pour 1100 m de dénivelé.
Après
avoir observé le Lac de la Vogealle, revenez sur vos
pas pour reprendre l’itinéraire qui conduit au
col des Ottans par la Tête à Pérua et
le col de Sagerou.
Dans la montée vers la Tête de Pérua,
on trouve de gros blocs rocheux roux renfermant des oursins
et des traces fossiles datés du milieu du Crétacé
inférieur.
Ces blocs ont été abandonnés à
cet endroit par l’ancien glacier qui venait du Mont
Sageroux. Un peu plus loin, sur la droite, un léger
détour nous conduit dans un magnifique petit lapiaz
qui ressemble à une maquette des Alpes en miniature.
A la Tête de Pérua, face au Pic de Tenneverge
et au glacier de Prazon et du Ruan, le panorama est tout à
fait approprié pour vous raconter l’histoire
de Jacques Balmat.